QUI SUIS-JE VRAIMENT??....

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QUI SUIS-JE VRAIMENT??....

Message par coeurbleu le Sam 26 Mai - 17:28

Le vent sifflant soufflant traverse la campagne déserte, faisant tournoyer les feuilles mortes de la mi-Octobre naissant...
Me voila le coeur nostalgique, en dépit de l'été naissant au creux des derniers soubresauts du printemps tardif.
L'odeur humide de la pieuse Basilique de l'Ordre du Saint Chapitre de St-Goëry ;
A l'ombre des nobles du saint chapitre, ainsi erre mon âme le long des pieuses allées...

Oh feu noble noblesse, à la grandeur d'âme une fois celle-ci éduquée, que votre pieux souvenir me hante!.
A l'ombre fraîche des jardins de jadis, le long des flancs de la montagne, où le passé ne cesse d'arpenter ses pentes vertigineuses,
Mon coeur aime à venir s'épancher, errant sur les étroits chemins du passé ; sentier des gardes, butte du Mont Carmel,
Fontaine Guery, grotte des pestiférés, en passant par la triste rue des soupirs où l'élite siège en maître.

Forêt gardant jalousement ses fantômes du passé!, où ne cessent de résonner à mes oreilles les coups de feu, les canonnades, et où les manants mènent leurs mulets chargés d'outres d'eau, redescendant vers le bourg en passant par la rue d'entre les deux portes....
Un valeureux soldat, un genou à terre, vise et tire, tuant l'ennemie, avant de tomber sous les feux de la mitraille....
Soldats de tous temps ont marqué l'Esprit de la ville, parfois l'odeur du gazole mêlé à la poussière de charbon, et de la terre humide sous le dallage de pierres viennent m'enlacer, éphémères.

Passant l'âme en peine par la rue des soupirs, les condamnés remontaient lentement la vallée, pour venir subir leur sentence en la butte du château, face à lui, depuis le plateau de la Justice....
Pendaisons et exécutions avaient ainsi lieu, soif de justice, de sang et de passions: ainsi se déroula la vie au bourg,
En contre-bas des vignes du seigneur local....
Ermites et illustres évêques ont marqué de leur mémoire la ville, qui a ainsi déjà offert quatre papes à la Sainte Eglise Catholique.

Feu notre empereur et sa digne Dame ont honoré de leur passage notre belle vieille ville: une porte d'un ancien hôtel de ville nous le rappelle.
"Un soldat meurt mais ne se rend pas!": l'honneur, la bravoure ont marqué le sol pour encore bien des temps immémoriaux!,
Et ne cessent d'alimenter nos ouvrages, qui aiment à nous transporter dans l'antre inquiétante des basses impénétrables.
Sire loup en maître des lieux, a longtemps hanté nos contes d'enfants, allant jusqu'à s'entretenir avec St François ;
Lui qui alla jusqu'à mettre en garde frère canis lupus de la cruauté du genre humain.
C'est ainsi cher ami, que frère loup erre sans fin, de basses en vallées, de pâtures en sentiers battus, au milei des hautes herbes asséchées....

Les cors de la chasse à cour, les aboiements des lévriers, les coups de feu, et le hénissements des chevaux:
Les beaux nobles dans leurs atours chatoyants, faucon sur l'épaule, s'en vont au galop, portés par leurs meutes en émoi.
Dame Béatrice au loin, dans l'allée silencieuse du cloître, rêve songeuse ; la Mère Abbesse, du haut de sa jeunesse, a déjà le souci de sa lourde tâche envers les pauvres et miséreux de sa paroisse.

"Oh ma fille, que Dieu te bénisse: tu porteras toujours haut et loin l'honneur de notre famille. Bénis soit-tu"
"Oh mon père, soyez bénis vous et Mère. Gardez-vous de la luxure abusive!, n'ayez de cesse de secourir les affligés, le malheureux, et de rendre la Justice à chacun!".
La voila, toute de blanc vêtue, une longue traîne blanche dans le dos et la couronne de fleurs blanches sur la tête!.
Elle s'agenouille devant l'Autel, on lui met alors l'alliance au doigt et le voile sur sa tête, et elle s'allonge bras grands écartés sur les dalles du Saint Lieu, au pied de son Abbesse....

Les années passèrent, portant leur lot d'invasions, et d'épidémie de peste, de choléra ; sans oublier ici et là, le terrible mal des ardents.
Dieu combien est parfois lourd, le poids de notre vocation! ; combien est longue, pénible et ardue le chemin du discernement!.
Oh salve regina, oh pia, oh dulcis virgo Maria!, pardonnez-moi mes offenses, comme je suis en peine de pardonner à ceux qui m'ont offensée!, mea culpa, mea maxima culpa.....

Connaître les secrets des plantes, des arbres, des Esprits et des poisons hélas pour moi, m'ont valu le bûcher....
La Dame Blanche ne cesse d'errer à la nuit tombante, tandis que le brouillard enlace les flancs vertigineux, recouvrant jusqu'aux cimes des pins, et les tranchées de l'ancien empire, sans oublier les anciens tracés des convois de l'horreur.
La Mère-Henry, le linge, le vallon St-Antoine, le vallon d'Olima, la Vierge, les côteaux de St-Laurent, la Taviane, Bertrémanil, et le Ban d'UXEGNEY! ; Malgré moi, les hauts de DINOZE en direction de REMIREMONT depuis LURE:
Aiguillages, déviations oubliés, le vieux Q.G et ses abris de combat, les entrées de temps de guerre, les passages secrets du château, les souterrains de jadis, les voies de 60, et les armes et casques, caisses de munitions jongeant le sol..... devoir de mémoire.

La Moselle et ses rives ornées des usines de jadis, ses cités ouvrières, et le fier château en ruines dont les remparts aiment à se rendre fantômatiques....
La cité des Images, peuplée de légendes, de contes, et de récits de guérisons et d'apparitions miraculeuses, est désormais devenue ma reine.
SPINAL, toi qui fut jadis grande, superbe et tant convoitée, a su garder tes quartiers nantis et tes demeures de cachet.
Depuis le 10ème Siècle, ta vieille place historique a bravement résisté ; et encore aujourd'hui, les commerçants et restaurateurs attirent et séduisent le chaland à l'ombre de tes arcanes....

Le petit champ de Mars de nos jours, sert de cadre à nos reconstitutions historiques, lui qui fut jadis un champ de manoeuvres de notre armée impériale.
Le jardin du cloître à l'ombre du souvenir de l'inquisition, les remparts de celle qui fut la ville aux 100 tours, la Moselle la traversant nonchalante, le lavoir au pied des remparts à l'ombre du souvenir des portes de la médiévale cité:
Toute cette mélancolie baigne l'air de la cité, qui garde les pieds enracinés dans le passé, tout en tournant son regard vers le futur, même si il est bien sombre.

J'espère pouvoir te révéler au Marquis qui a su bouleverser mon âme endeuillée.
Lui qui a été initié au Paranormal et à ses sombres mystères, ne cesse de secouer mes certitudes enkilosées....
Il prendra plaisir c'est certain, à me faire découvrir sa belle et noble cité de MULHOUSE.
"Vous avez germanisé la plaine, mais notre coeur vous ne l'aurez jamais!.
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine !!".


A EPINAL, A LA REGION ALSACE-LORRAINE, AUX FANTÔMES DU PASSE.....
SOUVENIR FIDELE....
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